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24 juillet 2005
RouteOne ou la SOA pragmatique
Le directeur technique de RouteOne, T.N Subramaniam, est interviewé ici par Tim Bray et donne des précisions sur les technologies utilisées, les spécifications mises en oeuvre et les contraintes posées par ce type d'architecture. La conception et le développement de l'architecture remontent à l'année 2002.
Au programme : mise en oeuvre d'une architecture SOAP et d'une IHM Ajax, sécurisation via la mise en oeuvre de WS-Security, XML Dsig, SAML et de la passerelle de sécurité XML DataPower XS40, utilisation de pièces jointes en format binaire 64 ou via SwA (SOAP with Attachments), développement de processus métier via la mise en oeuvre d'implémentations équivalentes à celles des spécifications BPEL, WS-Addressing, WS-Reliability et WS-ReliableMessaging (dans les limbes à l'époque ...).
Le service utilise ses propres formats de messages, conjointement avec ceux définis par l'initiative STAR (Standards for Technology in Automotive Retail).
La technologie utilisée est Java (WebSphere 5.x) et la messagerie s'appuie sur SeeBeyond. L'architecture déployée interopère avec les nombreuses plates-formes techniques des institutions financières partenaires, essentiellement en technologie Java (WebSphere ou WebLogic), mais également de plus en plus en .NET.
Cette réalisation montre que, dès 2002, avec suffisamment de pragmatisme, il était déjà possible de jeter les bases d'une architecture de services WSOA, sans forcément attendre que toutes les spécifications soient soumises aux organismes de standardisation et gravées dans le marbre. Il y a un moment où ne pas prendre d'avance signifie perdre du terrain ...
19 juillet 2005
Google Earth, Moon, ..., Universe ?
A quand, Google Universe ?
17 juillet 2005
Prochaine soumission de plusieurs sous-spécifications du framework WS-Security à l'OASIS
Selon cet article de NetworkWorld.com, un comité technique ad-hoc poursuivra la standardisation des spécifications concernées :
- WS-Trust (version révisée en février 2005);
- WS-SecureConversation (version révisée en février 2005) ;
- WS-SecurityPolicy (version révisée en juillet 2005).
Selon Anne-Thomas Manes du Burton Group, la spécification WS-Policy devrait suivre le même chemin d'ici à fin 2005, bien que les officiels Microsoft ne fassent pas de commentaires.
Cette annonce est la seconde d'importance après la soumission en juin 2002 de la spécification WS-Security, toujours à l'OASIS, devenue depuis un standard géré par le comité technique Web Services Security (WSS TC).
15 juillet 2005
Hewlett-Packard ouvre quatre centres de compétences SOA
Cette décision se traduit notamment par l'ouverture de quatre centres de compétences SOA à Atlanta, Bangalore, Sophia Antipolis et Tokyo.
Cette nouvelle offre de services est construite avec les partenaires de Hewlett-Packard dans ce domaine : BEA, JBoss, Microsoft, Oracle et SAP.
Cette offre est très complète car elle s'étend de l'étude d'opportunité à la mise en oeuvre en passant par le développement et le déploiement. Elle est structurée autour des services suivants :
- SOA Envisioning Service ;
- SOA Assessment Service ;
- SOA Governance and Architecture Service ;
- SOA Enablement Service ;
- SOA Service Development ;
- SOA Software Development Service ;
- SOA Management Service.
Bien entendu, celle-ci s'appuie entre autres sur l'offre logicielle de Hewlett-Packard dans le domaine de la gestion d'infrastructures SOA : SOA Manager.
20 juin 2005
BEA choisit Systinet pour la fourniture de son annuaire de services UDDI
19 juin 2005
Soumission de la spécification Web Services Modeling Ontology (WSMO) au W3C
Le développement de cette spécification a été piloté par une organisation européenne spécialisée dans le domaine du Web sémantique : l'institut de recherche Digital Enterprise Research Institute (DERI).
Les soumissionnaires de cette spécification sont :
- DERI Innsbruck - Leopold-Franzens-Universität Innsbruck (Autriche) ;
- DERI Galway - National University of Ireland Galway (Irlande) ;
- British Telecom (Royaume-Uni) ;
- The Open University (Royaume-Uni) ;
- SAP AG (Allemagne).
Le site www.wsmo.org référence toutes les informations relatives à la spécification.
Voir aussi ceci.
05 juin 2005
Le gouvernement australien finalise l'annuaire e-business BizDex
De premières expérimentations en grandeur réelle sont actuellement menées dans les secteurs des céréales et de l'acier afin de valider les fondamentaux du projet (solution technique, modèle d'affaires, ...) et de trouver les financements nécessaires à son développement.
L'annuaire s'appuie sur une combinaison des standards OASIS UDDI et ebXML. Les tModels seront alimentés par des descriptions WSDL, BPEL et WS-Policy. Les aspects techniques de l'annuaire sont décrits dans ce document. Le site BizDex comprend aussi une section "download" qui donne accès à la documentation du projet (certains documents nécessitent de s'enregistrer).
Dans ce domaine, comme pour la question de l'administration électronique, on peut s'interroger sur les initiatives du gouvernement français pour aider les entreprises à s'organiser.
Sur ce dernier point, le gouvernement australien a décidé de créer une structure équivalente à BizDex, nommée GovDex, dans le cadre du framework technique d'interopérabilité dont voici l'agenda à fin 2004. Tout comme BizDex, GovDex sera également construit sur un annuaire UDDI.
28 mai 2005
A quoi sert l'ADAE ?
Alors que le Royaume-Uni en est à participer, au travers de son unité de e-Government, à la normalisation dans le domaine de la fiabilité de la messagerie dans les architectures de services Web (voir ici et là), la France, dont l'Agence pour le Développement de l'Administration Electronique (ADAE) devait représenter l'entité responsable de la mise en place de cette administration modernisée, en est toujours aux balbutiements et n'a toujours rien de concret à proposer à ses citoyens, entreprises et collectivités.
Pendant que le Royaume-Uni propose depuis 2001 une passerelle d'accès aux services gouvernementaux moderne, construite à l'aide des technologies de services Web (SOAP et WS-Security notamment) , et qui offre les services d'infrastructure suivants :
- authentification des utilisateurs et autorisation d'accès aux services ;
- connection par login ou certificat pour l'utilisation des services publics ;
- gestion de messagerie : échanges de documents et messages entre citoyens, entreprises et entités gouvernementales.
... du côté de la France : nada.
Sur le site de l'ADAE, on trouve bien une description de l'EAI et des services Web qui date (référence aux spécifications WSFL, Xlang et WSCI) et dont la distinction entre les deux concepts laisse à désirer.
Un cadre commun d'interopérabilité des SI publics qui date de septembre 2003 est également disponible. Celui-ci est truffé d'erreurs : on y apprend par exemple que UDDI est un annuaire mondial (et l'UBR alors ? Et les annuaires privés ?) , que "J2EE n'est pas un standard en soi, mais un ensemble de standards ayant leur cycle de vie propre" (EJB, JAXP sont donc des standards : W3C ? OASIS ?). Par ailleurs, il présente entre autres les plates-formes logicielles qui supportent les services Web : J2EE (1 page), .NET (1 page) et ZOPE (4 pages ...). Enfin, pas un mot sur le contrôle de l'interopérabilité et le rôle du WS-I dont la création remonte pourtant à février 2002 : pour un document dont le sujet se veut l'interopérabilité, cela laisse rêveur.
Même l'Europe est en avance dans ce domaine à travers le projet eLink de l'agence Interoperable Delivery of European eGovernment Services to public Administrations, Businesses and Citizens (IDABC) de la Communauté Européenne, lancé en 2003 et terminé en septembre 2004. Celui-ci s'appuie sur l'utilisation des standards SOAP, WSDL, UDDI et WS-Security (XML-Encryption et XML-Signature). Il est issu des projets Government eLink (GeL) developpé en Suède et Online Services Computer Interface (OSCI) développé par l'Allemagne. Les technologies Java et des composants Open Source ont été mis en oeuvre par eLink.
Par ailleurs, où en est l'ADAE dans la prise en compte des recommandations publiées dans l'European Interoperability Framework (EIF), document de référence dans la mise en place de services pan-européens ? Qu'en est-il de la prise en compte de la dimension européenne dans le cadre commun d'interopérabilité de l'ADAE (recommandation n°1) et plus généralement du respect des recommandations en matière d'interopérabilité organisationnelle, sémantique et technique ?
Bref, à part quelques avancées, notamment dans le domaine de l'accessibilité aux sites Web, on peut légitimement s'interroger sur le rôle actuel et l'utilité de l'ADAE. Rappelons tout de même que le budget de cette organisation représente 1,8 milliards d'euros pour la période 2004-2007 ...
Création du comité technique Web Services Reliable Exchange à l'OASIS
Le nouveau comité technique, intitulé Web Services Reliable Exchange (WS-RX) TC, sera complémentaire aux comités Web Services Reliable Messaging (WSRM) et ebXML Messaging Services de l'OASIS et les auteurs de l'appel à participation souhaitent notamment une participation des membres du comité WSRM.
Parmi les spécialistes qui appellent à la mise en place de ce nouveau comité de normalisation WS-RX, on trouve des membres des sociétés ou organisations suivantes : ACORD, Adobe, Actional, Arjuna, BEA, Blue Titan, Choreology, Entrust, Ericsson, Hitachi, IBM, IONA, Microsoft, Nec, Nortel, Novell, OAGI, Oracle, Reactivity, SAP, SeeBeyond, Sonic Software, Sun Microsystems, Systinet, TIBCO, l'unité e-Government de Grande-Bretagne, l'université de Caroline du Nord - Chapel Hill et webMethods. Bref, rien que du beau monde ...
14 mai 2005
Rapprochement dans le domaine de la gestion des identités
Cette conférence a été l'occasion d'annoncer deux nouvelles spécifications (j'en connais qui vont hurler ...) destinées à assurer l'interopérabilité Web SSO entre des systèmes qui mettent en oeuvre les deux frameworks Liberty Alliance et WS-Security :
- le protocole d'échange de méta-données Web SSO (Web Single Sign-On Metadata Exchange Protocol - Web SSO MEX) ;
- le profil d'interopérabilité Web SSO (Web Single Sign-On Interoperability Profile - Web SSO Interop Profile).
Le protocole d'échange de méta-données permet à un service Web d'échanger les méta-données qui décrivent les suites de protocoles d'identification supportées par le fournisseur d'identité du client afin de déterminer le protocole d'identification qui sera utilisé pour la suite de la conversation. Le protocole décrit notamment comment est localisé le fournisseur d'identité du client, puis comment lui est adressée la requête pour obtenir les méta-données. Le protocole s'appuie sur les spécifications WS-Addressing et WS-MetadataExchange. Evidemment, ces échanges doivent être sécurisés via l'utilisation de la spécification WS-Security entre les endpoints.
Le profil d'interopérabilité qui s'applique au protocole d'échange de méta-données définit comment le service Web choisit le protocole d'identification supporté par le fournisseur d'identité du client, que celui-ci appartienne à une fédération Liberty Alliance ou à une fédération WS-Federation. L'interopérabilité s'appuie sur la mise en oeuvre d'assertions SAML pour échanger les informations relatives à l'identité.
Les spécifications sont publiées ici et là.
Ces deux spécifications sont publiées pour révision. Les prochains développements seront réalisés dans le cadre habituel des ateliers interop et feedback et feront in fine l'objet d'une soumission à un organisme de standardisation (OASIS ?).
06 mai 2005
Intégration communications - processus
05 mai 2005
Comment faire du neuf avec du vieux ... ou les ravages du marketing viral
Le terme a été forgé par Jesse James Garrett, co-fondateur d'une jeune société de conseil, dont le principe a été décrit dans un article intitulé "Ajax: A New Approach to Web Applications" publié récemment.
Cependant, comme le dit aimablement Jean Paoli, l'un des trois auteurs du standard W3C XML :
"I've been doing Ajax for years but it's got a name now.".
En effet, ce modèle de programmation repose sur l'utilisation du composant ActiveX XMLHttpRequest disponible depuis la sortie du navigateur Internet Explorer 5.0 (depuis peu donc ...). Une implémentation équivalente a été réalisée ensuite dans les navigateurs Mozilla (et Netscape) et plus récemment dans Safari, Konqueror et Opera. Bref, cela fait plusieurs années que cette technique est utilisable et a été utilisée.
Plus généralement, ce modèle découle directement de l'approche DHTML initiée par les travaux de l'équipe de Adam Bosworth (Scott Isaacs, Chris Lovett, ...) autour du navigateur Internet Explorer 4.0 comme le rappelle Scott Isaacs, avant l'apparition de XML (le X de Ajax).
Alors, pourquoi en parle-t-on autant aujourd'hui ? Parce que Googlemania (entre autres) : Suggests (voir dissection du code ici), GMail, Maps (voir dissection du code ici), ... Faut-il sentir la patte de Adam Bosworth, ex-BEA, ex-Microsoft, derrière ce choix technologique récent de Google ?
Pour finir, ce qui se cache en réalité derrière cette soudaine éruption marketing, c'est la question du concept de client riche comme le rappelle Mary Jo Foley. Chez Microsoft, celle-ci passe par les smart-clients et l'utilisation du framework .NET (en phase de diffusion rapide sur les postes utilisateurs via windows XP). Le modèle Ajax constitue l'une des approches possibles pour développer un framework de client riche, mais n'est pas la seule.
Il faut noter enfin qu'il est également possible de réaliser des invocations asynchrones de services Web depuis longtemps via un autre composant d'origine Microsoft, utilisable aussi depuis l'apparition du navigateur Internet Explorer 5.0 : il s'agit du behavior WebService capable de fonctionner au choix en mode synchrone ou asynchrone (ce dernier par callback de méthodes Javascript).
Cependant, ce composant n'est pas supporté en production car cette approche, pas plus que l'approche Ajax, ne va dans le sens de l'évolution souhaitée par Microsoft.
30 avril 2005
La Défense U.S vers les architectures SOA
Au fait, qui a dit que les annuaires UDDI n'avait pas d'utilité dans une architecture WSOA ?
A consulter aussi : le rapport final d'analyse des standards de services Web de la DISA publié en novembre 2003.
Oracle poursuit ses grandes manoeuvres stratégiques
Ce mouvement, initié par l'acquisition de Phaos (implémentation WS-Security notamment), puis celle de Collaxa (implémentation de BPEL4WS, WS-Addressing, WS-ReliableMessaging, WS-Coordination et WS-BusinessActivity), vient d'aboutir récemment au rachat de Oblix (gestion de la securité et administration de plateformes SOA).
A suivre ...
[Dernières nouvelles] Siebel semble aussi être dans la ligne de mire de l'ogre de Redwood Shores.
24 avril 2005
Larry in the Skies with SOAs
Sécurité interopérable au Gartner Application Integration and Web Services Summit
Une nouvelle démonstration d'interopérabilité WS-Security (la spécification) entre 14 éditeurs vient d'être réalisée lors du dernier Gartner Application Integration and Web Services Summit du 20 avril à Los Angeles. Celle-ci montrait l'échange de messages SOAP sécurisés par jeton X.509.
Remarquons que ceci etait déjà possible depuis 2003, tout du moins entre les principales implémentations des environnements Java et .NET.
Soumission de la spécification WS-ReliableMessaging à l'OASIS
Elle est soutenue par de nombreux acteurs dont certains partisans (Sonic Software, Sun Microsystems) du standard concurrent WS-Reliability géré aussi par l'OASIS, mais peu implémenté. Parmi eux, beaucoup de grands noms du secteur des services Web : Actional, Adobe, Arjuna, Blue Titan, Choreology, Ericsson, IONA, OAGi, Reactivity, Sonic, Sun Microsystems, Systinet, webMethods, le gouvernement de Grande-Bretagne et l'université de Caroline du Nord - Chapel Hill.
Du travail donc en perspective pour les membres du comité technique de l'OASIS pour rapprocher les deux spécifications, mais une brique maîtresse de l'architecture WS-* en voie de standardisation.
17 avril 2005
Bonjour Blogosphere
Même si les services Web et les architectures de services ne constituent pas un sujet de conversation issu en droite ligne des salons français du 17ème siècle, je vais essayer de contribuer dans ces colonnes, dans la mesure de mes connaissances, à ce nouveau sujet qui agite les salons du début de ce 21ème siècle.
A bientôt.
Christian